Quelles études après un bac S ?

16/03/2015 – Quelles études après un bac S ?

L’Étudiant, Céline Authemayou – article publié le 10/03/2015

Université ou classe prépa, économie ou mathématiques, médecine ou informatique : le bac S mène à un large éventail de formations qui ne se limite pas aux cursus scientifiques.

Grâce à leurs méthodes et à leurs habitudes de travail, les bacheliers scientifiques réussissent bien dans tous les domaines, et ce sont eux qui rencontrent le moins de difficultés dans leurs études.

Où vont les bacheliers S ?

À la rentrée 2013, la quasi-totalité des nouveaux bacheliers S se sont inscrits dans l’enseignement supérieur, majoritairement en licence, et en classe prépa, Viennent ensuite les écoles postbac et les filières courtes. Voici leur répartition.

UNIVERSITÉ


– Université hors IUT (instituts universitaires de technologie)
– PACES (1re année commune au études de santé)
– Sciences fondamentales et applications
– AES, droit, économie
– Pluri-sciences
– Sciences de la vie, de la Terre et de l’univers
– STAPS
– IUT
– IUT production
– IUT services

64,6 %


52,9 %
21,6 %
6,6 %
6,1 %
5,4 %
4,1 %
3,6 %
11,7 %
7,7 %
4 %

STS (SECTIONS DE TECHNICIENS SUPÉRIEURS)


– STS production
– STS services

6 %


3,1 %
2,9 %

CPGE (CLASSES PRÉPARATOIRES AUX GRANDES ÉCOLES)


– CPGE sciences
– CPGE économiques

18,1 %


14,4 %
2,7 %

AUTRES FORMATIONS


– Ingénieurs non universitaires
– Écoles de commerce, vente, comptabilité
– Écoles paramédicales
– Formations et autres écoles de spécialités diverses

12,9 %


5,1 %
2,2 %
1,1 %
4,5 %

L’université, l’embarras du choix

Un peu plus d’un bachelier S sur deux s’inscrit en fac (hors IUT). S’ils réussissent bien dans la plupart des filières, sans surprise, ils sont les plus nombreux dans les domaines des sciences de la vie et de la santé (notamment en chimie, en biologie humaine, en biochimie ou en physique biomédicale) et des sciences et technologies (mentions mathématiques, applications des mathématiques ou informatique, notamment).

Surtout, les S se dirigeant vers l’université optent pour la PACES (première année commune aux études de santé), qui s’achève par quatre concours (médecine, pharmacie, odontologie, sage-femme). Ceux qui échouent peuvent tenter les concours des écoles paramédicales (infirmier, orthophoniste, orthoptiste…) ou se réorienter vers l’université, par exemple en licence sciences de la vie.

Après deux ou trois années à la fac, il est possible de bifurquer vers une licence pro ou vers les concours d’admission parallèle en écoles d’ingénieurs. Outre les licences scientifiques et médecine, on retrouve enfin les S dans toutes les filières de l’université (langues, sciences humaines et sociales, droit et surtout STAPS – sciences et techniques des activités physiques et sportives – et économie).

Les prépas, une grande école en ligne de mire

Après l’université, c’est en CPGE (classe préparatoire aux grandes écoles) que les bacheliers S poursuivent leurs études. Essentiellement en prépa scientifique pour préparer les concours des grandes écoles d’ingénieurs. Ils ont le choix entre cinq voies. MP, la plus fréquentée, est la plus matheuse et la plus fondamentale ; PC s’adresse à ceux qui aiment la physique-chimie et la théorie ; PSI, également axée sur la physique, est plus pratique et se choisit en seconde année ; PT, la plus concrète, concerne plutôt les spécialités sciences industrielles ; enfin, la prépa BCPST, appelée également agro-véto, pluridisciplinaire, prépare à plusieurs concours parmi lesquels ceux des écoles d’ingénieurs agronomes, d’ingénieurs géologues ou encore ceux des écoles nationales vétérinaires.

Les bacheliers S ont accès à la voie scientifique des prépas commerciales, qui débouchent sur les concours des écoles les plus prestigieuses comme HEC, l’ESSEC ou l’ESCP Europe. On les retrouve aussi en prépa littéraire, où ils réussissent très bien.

Les écoles après le bac, le plan B pour éviter la prépa

Plus de 80 écoles d’ingénieurs recrutent directement après le bac pour une formation en cinq ans. L’admission s’effectue sur dossier, parfois sur tests et entretiens. Pour les bacheliers S qui veulent éviter le stress des concours, l’admission postbac dans l’une de ces écoles est une bonne solution.

Mais attention, les deux premières années de formation ont un programme similaire à celui des prépas. D’ailleurs, les écoles les plus cotées, comme les INSA (instituts nationaux des sciences appliquées), admettent au minimum des mentions bien. Il existe aussi des classes préparatoires intégrées communes à plusieurs écoles d’ingénieurs, comme les cycles préparatoires des INP ou des écoles de chimie de la Fédération Gay-Lussac.

Après deux années de cours théoriques, les études se poursuivent en école d’ingénieurs, sans passer de concours. Directement après le bac, les S peuvent aussi tenter leur chance dans l’un des dix IEP (instituts d’études politiques) ou dans une école de commerce en quatre ou cinq ans.

Les filières courtes, une voie “tranquille”

DUT et BTS sont, a priori, plutôt destinés aux bacheliers technologiques. Mais des S y sont présents, notamment dans les BTS qui mènent à une profession ou un secteur précis (opticien-lunetier, géomètre-topographe, métiers de l’audiovisuel).

On les retrouve dans plusieurs spécialités de DUT : informatique, chimie, mesures physiques, génie biologique, génie civil-construc­tion durable.

La plupart poursuivent leurs études après leur bac+2, souvent dans une grande école d’ingénieurs. Ils sont sélectionnés sur dossier ou via des concours communs qui leur sont destinés. Il existe, par ailleurs, des prépas spécialisées (dans les secteurs industriel et agricole) qui préparent les DUT et BTS scientifiques aux concours d’entrée en école d’ingénieurs.