Le point sur la notation des élèves à l’étranger

26/06/2014 – Le point sur la notation des élèves à l’étranger

planet.fr, par Sylvain Lacombe Publié le 24/06/2014

Le point sur la notation des élèves à l’étranger

 

Le ministre de l’Education nationale Benoit Hamon lance ce mardi une « conférence nationale sur l’évaluation des élèves ». Si la notation sur 20 est une institution française, comment note-t-on dans les autres pays ? Le point avec Planet.fr.

Benoit Hamon parle d’en finir avec les « notes sanctions » à l’école. Pour parvenir à un système de notation qui soit plus gratifiant pour les élèves, le ministre de l’Education a lancé ce mardi une « conférence nationale sur l’évaluation des élèves ». Le gouvernement cherche ainsi à trouver la manière idéale de noter ses écoliers afin de ne pas les pousser à l’échec scolaire. La solution viendra peut-être d’un modèle étranger. Mais au fait, comment note-t-on hors de l’hexagone ?

La notation par lettres comme solution?
Dans la majorité des pays, les notations se font par lettres : de A à E (A étant très bon et E insuffisant). Cette façon d’évaluer est notamment pratiquée aux Etats-Unis. En Allemagne, le système est le même à la simple différence que les lettres sont remplacées par des chiffres de 1 à 6. Les professeurs peuvent aussi nuancer les notes en ajoutant un + ou un -. Toutefois, pour le secrétaire national à la pédagogie du Syndicat national des lycées et collèges (SNALC) Jean-Rémi Girard, cette méthode reste très proche de notre système puisqu’on continue à noter l’élève, explique-t-il dans une interview au Figaro.

Concernant les pays scandinaves, il n’y a tout simplement pas de notes jusqu’en « sept ou huitième année » (soit l’équivalent de notre 4e), nous apprend 20 Minutes. Le Danemark ou encore la Suède, souvent cités en exemple sur le plan social, rejettent eux aussi l’évaluation par notes des devoirs des élèves. Celles-ci sont alors remplacées par des appréciations. Le but est de voir si les compétences sont acquises et non de donner une note précise sur les connaissances emmagasinées.

Quant à la Finlande, son système semble très performant puisque le pays se trouve en tête des classements internationaux en matière d’éducation, rappelle MyTF1News. Là-bas, les élèves ne sont pas notés de manière chiffrée avant 11 ans. En outre, la note la plus basse qui peut leur être donnée est de 4/10 afin de ne pas les décourager. Ce système est bien loin du modèle japonais très sélectif et exigeant où les jeunes étudiants sont notés sur 100.

Parmi tous ces différents modèles de notation par chiffres, lettres ou rapports sur les résultats de l’élève, Benoit Hamon souhaite trouver la solution idéale pour permettre aux jeunes écoliers d’éviter l’écueil de l’échec scolaire.