Intégrer une grande université américaine

03/02/2015 – Les conseils des coaches pour intégrer les grandes universités américaines

Le Figaro Étudiant, Paul de Coustin – article publié le 30/01/2015

Quelles expériences mettre en avant pour avoir une chance d’être retenu ? Les dossiers pour postuler dans les universités anglo-saxonnes répondent à des normes précises. Les conseils des coachs.
De plus en plus de jeunes souhaitent intégrer, après le bac, une université anglo-saxonne. Or, le processus d’inscriptions dans une université des deux destinations phares que sont les Etats-Unis et le Royaume-Uni demande beaucoup d’éléments et de travail. Pas de surprise, il ne faut pas espérer intégrer une grande université anglo-saxonne sans une scolarité française bonne, voire très bonne. «Ils doivent avoir minimum mention assez bien au bac» explique Michel Azaria, coach privé à Paris, pour espérer une université «moyenne». En revanche, il indique d’un ton confiant que pour «un lycéen en série scientifique qui à les félicitations aux trois trimestres en première, on peut envisager Harvard».
Tous les coachs sont unanimes, le principal ingrédient pour atteindre son objectif, c’est le temps. Les lycéens intéressés pas des études supérieurs à l’étranger doivent, selon leurs conseils, s’y prendre dès la classe de première. Selon Stéphanie Pichard, co-fondatrice du cabinet de conseil Orin, le plus tôt est le mieux. Son cabinet propose des services dès la classe de troisième et admet que le plus jeune de ses «coachés» était en CM 2 au début de son «entrainement». Michel Azaria confirme: «entre vouloir étudier aux Etats-Unis et réussir à atteindre son objectif, il y a beaucoup d’efforts à faire. La distance est grande et le parcours difficile».

Les maths, important pour les Etats-Unis

Autre élément essentiel, une très bonne maîtrise de l’anglais, «même si cela se travaille» indique Michel Azaria. Pour intégrer une prestigieuse université anglo-saxonne, les niveaux demandés aux tests de langue de type TOEFL ou IELTS sont très élevés. Sans une maîtrise solide de la langue de Shakespeare, peu d’espoir de voir son dossier passer les premières barrières de recrutement. L’autre matière à ne pas négliger pour espérer faire ses études aux Etats-Unis: les mathématiques. Pour Michel Azaria, elles sont presque plus importantes que l’anglais, car elles sont omniprésentes dans le test SAT, pour Scholastic Aptitude Test, le certificat de compétence indispensable pour intégrer un établissement d’enseignement supérieur outre-Atlantique. Si «on est allergique aux mathématiques, il y a peu de chance de pouvoir rattraper son retard» explique le coach privé, et donc d’obtenir les scores minimum requis.

Autre élément déterminant du dossier d’un lycéen français, la lettre de motivation. C’est «une partie clé du dossier» pour Marc McHugo, co-fondateur de l’agence Study Experience. Dans cette lettre, le candidat doit montrer sa détermination mais également faire découvrir une personnalité «originale». Cela passe par les expériences extra-scolaires et notamment les séjours à l’étranger et les stages, d’après Michel Azaria. «Il faut une expérience valorisante, explique-t-il, comme une expérience humanitaire dans un pays en développement. Un bon stage valorisant est une grande partie du dossier». Stéphanie Pichard n’est pas d’accord sur ce point. Selon elle, «étudier après le bac, ça se résume à une seule chose, les résultats scolaires». Pour cette conseillère en orientation spécialisée dans le Royaume-Uni, les mentions comme «‘Je fais de l’humanitaire’ ou ‘du basket’, c’est fini». Pour elle, le principal élément reste les résultats au baccalauréat, résultat qui conditionne le niveau atteignable au Royaume-Uni.