Flamenco, Tapas et Corrida

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Vous vous apprêtez à séjourner en Espagne ? Ou vous êtes tout simplement curieux(-se) de mieux connaître les traditions espagnoles ? Petit tour d’horizon de ce qui rend l’Espagne si unique, si vivante, et si sympathique !

Le Flamenco

Genre musical très populaire en Espagne, ses airs venus des gitans andalous résonnent à nos oreilles partout dans le monde ! Né en Andalousie au début du XIXème siècle, le Flamenco était à son origine un chant a cappella, l’expression et la fierté des pauvres. Accompagné de claquements de mains (les palmas), puis de danse (el baile), et de percussions (qui se font le plus souvent avec les pieds et/ou des castagnettes). Viennent ensuite les instruments comme le rabâb, ou la guitare flamenca. Aujourd’hui, des écoles prestigieuses enseignent le flamenco dans plusieurs villes d’Espagne, mais il est également souvent dansé sur les terrasses des cafés. Le Flamenco est aujourd’hui classé au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

Les Tapas

Autre spécialité espagnole, à déguster cette fois-ci. On les appellerait « amuse-gueules » en français, ces plats que l’on consomme en petites proportions et qui accompagnent un verre de vin ou de bière. Les tapas sont un élément fort de convivialité, puisqu’on les mange traditionnellement debout, accoudé au comptoir ou assis à table mais sans véritable « couvert » ; ils favorisent donc les échanges et les discussions.
N’hésitez pas à les goûter, les tapas sont de véritables petits échantillons de la gastronomie espagnole. Il peut s’agir de charcuteries, fromages, olives, fritures (calmars, crevettes, sardines), de légumes (poivrons, pommes de terre), de tortillas, et parfois même de véritables mets d’une finesse gustative et esthétique exceptionnelle. Selon les régions, les tapas sont offertes gracieusement avec la boisson, ou à commander séparément.

La Corrida

La corrida est un spectacle taurin basé sur le combat d’un torero à pied (le matador) et armé de sa seule épée avec un toro de lidia (taureau de combat) dans une arène. Ce spectacle tauromachique est issu d’une longue tradition : né dans la première partie du XVIIIème siècle, il se déroule selon un rituel et des modalités bien précises définis pour la plupart dans le Traité de tauromachie de Francisco Montes « Paquiro » , rédigé en 1836.
Après le le paseo (le défilé initial de tous les participants), la corrida se déroule en trois temps (trois tercios) :
– le tercio de pique où deux picadors affrontent le taureau et le blessent avec une longue pique afin d’évaluer son comportement et de l’affaiblir
– le tercio de banderilles où les banderillos (ou le matador lui-même) plantent trois paires de banderilles dans le dos du taureau
– le tercio de mise à mort, où le matador, après une faena (série de passes exécutées avec sa muleta, un leurre fait d’une étoffe rouge), met le taureau à mort par l’estocade portées avec son épée.
La corrida revêt une grande importance dans la culture espagnole. « En Espagne, la seule chose qui commence à l’heure, c’est la corrida » dit Frederico Garcia Lorca, dans un poème du Romancero Gitano.