5 raisons de se (re)mettre à l’espagnol

30/01/2015 – Maîtriser la langue de Cervantes, à quoi ça sert ?

Cadremploi, Benjamin Dusaussoy – article publié le 19/01/2015

Vous voulez travailler dans un contexte international ou vous expatrier en Amérique du Sud ? La maîtrise de l’espagnol pourra vous aider. Voici cinq raisons d’apprendre la langue de Cervantes… Ou simplement de réactiver ses connaissances !

1. L’anglais ne suffit plus

Comme le relève Sabine Bonnaud, responsable de la commission formation professionnelle à l’Unosel : « l’anglais n’est plus suffisant pour les professionnels travaillant dans une entreprise internationale. Une deuxième langue est souvent exigée. » Troisième langue la plus parlée dans le monde après l’anglais et le mandarin, langue officielle de 21 pays, parlée par environ 15 % des habitants des Etats-Unis, l’espagnol apparaît comme une bonne alternative par rapport à l’allemand, l’arabe ou le chinois, plus complexes et surtout bien plus longs à maîtriser.

2. L’espagnol offre de nouvelles opportunités professionnelles

Effectuer des déplacements pour rencontrer des clients ou prospecter, établir des contacts en interne si l’entreprise possède une filiale dans un pays hispanophone, assurer le reporting vers la maison mère en Espagne… Ecrire et parler en espagnol est sans conteste une opportunité d’évoluer professionnellement. « Que ce soit dans l’industrie minière, les cosmétiques ou l’import/export par exemple, en Amérique latine de grosses multinationales embauchent en ce moment », témoigne Karine Lucchi, fondatrice de Karine Lucchi Formations. D’autre part, la France est le premier partenaire économique de l’Espagne et le troisième investisseur sur place avec près de 4 000 entreprises présentes sur le territoire.

3. L’espagnol est une langue où l’on progresse rapidement

« Cette langue latine est gratifiante pour les Français car ils l’apprennent rapidement au départ, analyse Miguel Yanez, responsable développement chez Communicaid France. Et de nombreux candidats possèdent déjà des bases en la matière. » Des progrès rapides… et encourageants. Attention toutefois, « l’apprentissage de l’espagnol se complexifie à partir des niveaux intermédiaires. Maîtriser le subjonctif présent ou l’imparfait que l’on utilise régulièrement, la prononciation ainsi que la projection de la voix prendront davantage de temps », ajoute Miguel Yanez. Comptez au minimum 50 à 60 heures de cours conjuguées à de la pratique pour gravir un échelon sur l’échelle du Cadre européen commun de référence.

4. Pour s’expatrier dans un pays hispanophone

Ingénieur, technicien ou chef de projet industriel… Vous êtes envoyé en mission dans un pays hispanophone ? Ou peut-être souhaitez-vous quitter l’Hexagone de façon plus permanente ? Quoi qu’il en soit, s’expatrier ne relève plus aujourd’hui du parcours du combattant. « Avant de partir, la plupart des candidats à l’exil effectuent un premier voyage pour bien assimiler la vie sur place. Or, les Hispaniques ne parlent pas bien l’anglais. Pour aller à leur rencontre, prendre des cours est un bon pré-requis », assure Karine Lucchi. Si l’Espagne connaît quelques difficultés économiques, certains pays émergents, comme le Chili ou le Pérou, sont quant à eux en pleine expansion.

5. Booster son CV en passant un examen

Le Diplôme d’Espagnol comme Langue Etrangère (Dele) est à l’espagnol ce que le TOEIC est à l’anglais. En d’autres termes, « un diplôme qui attestera d’un bon niveau de compétences sur un CV », rappelle Miguel Yanez.

Autres possibilités pour valoriser son niveau, les examens de la Chambre de commerce franco-espagnole. Le test Elyte est un examen orienté sur le langage de l’économie. Le Certificat d’Espagnol Commercial garantit une maîtrise minimale de la langue espagnole professionnelle. « A compétences équivalentes, note Sabine Bonnaud, la maîtrise d’une langue supplémentaire peut faire la différence entre deux candidats. » Et ceci pour dégoter un nouveau job comme pour obtenir une promotion !